|


La matière, concept inutile et contradictoire
Comment savons-nous que la
matière existe ? L'argument qui vient communément à l'esprit est : nous la
voyons, et pour les plus sceptiques : nous la touchons.
Mais Berkeley pose la question : que voyons-nous au juste ? Des formes
et des couleurs. Commençons par les couleurs. Ce sont des sensations qui
n'existent comme telles que dans la sensibilité d'un être sentant. Il n'y a du
rouge et du vert que dans la vue d'un voyant, et si celui-ci est daltonien, les
deux ne font éventuellement qu'un. La couleur n'existe pas sur l'objet matériel,
comme on l'estime par une sorte de projection psychologique, mais dans notre
perception. S'il n'y avait que des aveugles, il n'y aurait pas de couleur. Et
d'ailleurs le même objet nous apparaît avec des couleurs sans cesse changeantes,
en fonction de l'éclairage, de la distance, de notre état de santé (comme lors
d'une jaunisse...), et rien ne dit que les uns et les autres nous ayons la même
sensation (comme il apparaît clairement avec d'autres sensations comme les
bruits ou les odeurs). Pour sauver notre croyance que l'objet matériel a
vraiment une couleur, on se raccroche alors à la distinction entre une
couleur réelle et des couleurs apparentes. Mais laquelle aurait donc le
privilège d'être réelle à travers toutes celles qui apparaissent ? Celle qu'on
voit de près ? La difficulté est qu'avec un microscope, on voit d'encore plus
près, mais malheureusement avec encore d'autres couleurs. Il faut donc s'y
résigner : "Les couleurs, les sons, les saveurs (...), n'ont certainement pas
d'existence hors de l'intelligence."
Pour échapper à cette argumentation, on peut avoir recours à la
distinction classique entre des qualités secondes, qui existent dans la
sensation (couleurs, odeurs, etc.) et des qualités premières qui seraient
vraiment des propriétés de l'objet (sa forme, sa solidité, son mouvement, etc.).
Un objet matériel, se dit-on, a bien en lui-même une forme qui est la sienne.
Cependant, personne n'a jamais vu un dé cubique. Suivant la distance et l'angle,
nous en voyons une, deux ou trois faces, formant des losanges à angles
variables. Quelle est la vraie forme du dé ? Un cube est une forme qu'on pense,
mais qu'on ne voit jamais. Cette forme est un système de relations géométriques
qui n'existe que dans une intelligence. Et ce qu'on en voit réellement ne sont
que des formes changeantes qu'il est abusif de disqualifier d'apparentes,
puisqu'il n'y en a pas d'autres que celles-là.
Le toucher paraît aux plus sceptiques un argument plus " solide" en
faveur de l'existence matérielle de l'objet : on peut s'y cogner, ça c'est une
preuve... Or ce qui est donné par le toucher est très manifestement et très
étroitement lié au sujet percevant. L'expérience des récipients d'eau montre
clairement que le chaud et le froid ne peuvent pas avoir d'existence dans la
matière, puisque le même objet peut à la fois et en même temps nous paraître
froid et chaud (voir ci-dessous, "Pour en savoir plus"). La solidité est tout
aussi subjective : " (la dureté ou la résistance)(...) sont toutes deux
clairement relatives à nos sens : car il est évident que ce qui semble dur à un
être animé, peut paraître doux à un autre qui a plus de force et de vigueur dans ses membres."
Ce que nous appelons objet matériel n'est finalement qu'une
combinaison de sensations. Or des sensations ne peuvent exister que dans un être
sentant. Si l'on appelle matière quelque chose qui existe hors de l'esprit, et
qui ne soit pas doué de sensibilité, on parle de quelque chose de
contradictoire, car on ne voit pas du tout comment ce qui est sensation pourrait
exister dans quelque chose qui n'est pas sentant. Ainsi se fonde
l'immatérialisme de Berkeley : "(...) mais qu'un objet immédiat des sens
- c'est à dire une idée ou une combinaison d'idées - puisse exister dans une
substance qui ne pense pas, hors de toutes les intelligences, c'est évidemment
une contradiction intrinsèque."
L'esprit, concept inutile et contradictoire
Selon
le baron Paul Henri d'Holbach, il n'existe qu'un seul type de réalité, la
matière. L'invention de l'esprit sous des formes diverses (l'âme, dieu...) est
un principe explicatif illusoire que la science n'a pas à prendre en
considération, et qui provient d'une appréhension insuffisante de ce qu'est la
matière. Si en effet on considère celle-ci comme un amas passif dépourvu de
toutes propriétés, on est alors bien obligé d'aller chercher "hors la nature"
une force imaginaire chargée de la mouvoir. Si au contraire on la tient pour ce
qu'elle est réellement, à savoir "un tout dont les parties diverses ont des
propriétés diverses" qui donc interagissent les unes sur les autres, alors
nul besoin de recourir à ces forces surnaturelles que suppose la notion d'esprit.
Allant chercher une cause extérieure à la matière elle-même, on aboutit
nécessairement à ce concept inintelligible qu'est celui de création : "il ne
présente aucun sens auquel l'esprit puisse s'arrêter". Il n'y a aucune
raison de supposer que la matière ait dû commencer d'exister. On tombe dans une
obscurité encore plus grande quand on attribue cet hypothétique commencement à
quelque chose comme la pensée, qui n'a ni étendue, ni parties. La matière peut
changer de forme, de combinaison, mais elle ne peut pas disparaître. Puisqu'elle
ne peut pas s'anéantir, il n'y a pas de sens à penser qu'elle ait pu commencer.
L'hypothèse d'un esprit créateur est donc à la fois inutile et absurde : "(...)
comment comprendra-t-on que ce qui ne peut cesser d'être ait pu jamais commencer ?"
La question de l'origine de la matière est donc une fausse question.
Elle a toujours existé, comme elle existera toujours. Et son mouvement n'a pas
besoin d'autre explication qu'elle-même : puisqu'elle est composée de parties
douées de propriétés, ces propriétés interagissent, d'où le mouvement. Le
matérialisme du baron d'Holbach, exposé notamment dans son "Système de la
nature", est donc un monisme, nom donné à toute théorie qui prétend
rendre compte de ce qui existe à partir d'un seul type de réalité.
Le dualisme cartésien
Au terme du
doute systématique, tel qu'engagé par Descartes (voir la conscience), m'apparaît
une évidence irréductible, celle que tant que je doute, il est sûr pour moi que
je pense, car l'acte même d'en douter l'atteste. La première de toutes les
certitudes est donc celle du cogito (en latin "je pense") qui met en
évidence ma propre existence en tant qu'être pensant. Mais il n'établit en
lui-même rien de plus, ni sur l'existence de mon corps, ni sur celle des autres.
Car mon corps m'est donné comme une expérience sensible (je le sens, je le vois
partiellement, etc.), et la sensibilité est trop souvent trompeuse pour qu'on
puisse à elle seule la considérer comme preuve de quoique ce soit. Le cogito
établit donc que je suis un être doué de la faculté de penser, ce que nous
appellerons donc une substance pensante. Puisque l'expérience du cogito
permet de mettre en évidence l'existence de mon esprit, sans faire référence à
celle de mon corps, que l'existence de l'esprit n'implique donc pas ipso
facto celle d'un corps matériel, c'est qu'il s'agit de deux problèmes différents.
Si par ailleurs j'ai un corps, il s'agit d'autre chose. Ce corps est
matériel, au même titre que toute autre matière que je peux rencontrer en dehors
de mon corps. Pour établir cette autre sorte d'existence qui est celle de la
matière, Descartes passera par le détour de l'existence et de la "véracité"
divine. Qu'en est-il de la nature de cette substance matérielle ? La réflexion
sur un morceau de cire m'apprend que toutes ses propriétés (odeur, forme,
consistance, etc.) sont susceptibles de varier, à l'exception du fait qu'il
reste en toutes circonstances étendu, c'est à dire qu'il occupe de
l'espace. La seule chose qu'il y ait réellement à connaître de la matière, c'est
le fait qu'elle comporte des formes, des divisions, des mouvements, de la
quantité mesurable, bref toutes choses qui relèvent de l'étendue géométrique, et
dont la science constitue les mathématiques. L'essence de la matière est donc
d'être une substance étendue, dont la logique consiste à exister
partes extra partes, c'est à dire les différentes parties extérieures les
unes aux autres (autrement dit l'espace est pure juxtaposition). "J'avoue
franchement ici que je ne connais d'autre matière des choses corporelles, que
celle qui peut être divisée, figurée et mue en toutes sortes de façons,
c'est-à-dire celle que les géomètres nomment quantité, et qu'ils prennent pour
l'objet de leurs démonstrations; et que je ne considère en cette matière, que
ses divisions, ses figures et ses mouvements (...)" (Principes de la philosophie).
On parlera donc d'un
dualisme cartésien (par opposition, par exemple, au monisme de
Spinoza) : la
réalité est composée de deux substances, la substance pensante qui n'occupe pas
d'espace (qui forme l'âme de l'homme, les animaux en étant selon Descartes
dépourvus), et une substance étendue qui peut être connue par l'esprit,
puisqu'il n'y a rien d'autre à en connaître que ses relations d'ordre
mathématique. Subsiste un problème qui est la grande difficulté centrale du
cartésianisme : comment quelque chose de non étendu (l'esprit) peut-il avoir une
action, comment peut-il mouvoir, quelque chose d'étendu (le corps) jusqu'à en
paraître ne former qu'un seul et même être (l'homme) ? La pensée philosophique
nous fait comprendre l'esprit, et la pensée mathématique nous fait comprendre la
matière : " Et les pensées métaphysiques, qui exercent l'entendement pur,
servent à nous rendre la notion de l'âme familière ; et l'étude des
mathématiques, qui exerce principalement l'imagination en la considération des
figures et des mouvements, nous accoutume à former des notions du corps bien
distinctes (...)" (Lettre à Elisabeth du 28 juin 1643). Mais comment
donc concevoir l'union de l'âme et du corps et leur interaction manifeste ? Il
faut pour cela sortir tant de la métaphysique que des mathématiques, et en
quelque sorte se contenter de vivre pour appréhender cette union. "D'où vient
que ceux qui ne philosophent jamais, et qui ne se servent que de leurs sens, ne
doutent point que l'âme ne meuve le corps, et que le corps n'agisse sur l'âme ;
mais ils considèrent l'un et l'autre comme une seule chose, c'est-à-dire, ils
conçoivent leur union" (Lettre à Elisabeth).
Les atomes existent-ils ?
Certaines expériences amènent à
concevoir la lumière comme corpuscule, d'autres comme onde. De Broglie
(prononcez "debreuille") croyait en des particules portées par des ondes.
Schrödinger croyait plutôt en la réalité des ondes, dont il concevait qu'elles
pouvaient s'agglomérer en quelque chose donnant apparence de particule. Born
suggéra que les ondes pouvaient être en fait la probabilité de présence des
corpuscules, ce qui amène l'idée de particules qu'on ne pense plus comme quelque
chose de localisable en soi, ce qui est étrange pour de la matière. Les
principes d'indétermination de Heisenberg et de complémentarité de Bohr
conduisent à cet aspect déroutant de la mécanique quantique : on peut aussi bien
considérer les ondes comme réelles et les particules comme une interprétation,
que l'inverse : " (...) la même réalité physique admet deux interprétations
possibles, chacune d'elles étant aussi vraie que l'autre, quoique les deux ne
puissent se combiner en une seule." (Hans Reichenbach)
Ceci amène à reconsidérer la foi naïve en la matière, et celle,
corrélative, que l'existence de celle-ci serait amplement établie par la
science. Écoutons Reichenbach dans son livre "L'avènement de la philosophie
scientifique", chapitre "Les atomes existent-ils ? " : "La
question : Qu'est-ce que la matière ? ne peut pas être résolue par des
expériences physiques seulement mais exige une analyse philosophique de la
physique. La réponse semble dépendre de celle qui sera donnée à la question :
Qu'est-ce que la connaissance ?" (H. R.) Deux idées importantes se dégagent.
Premièrement, il n'y a pas d'abord comme un fait acquis, comme une existence
hors de toute contestation, la matière, dont la connaissance aurait ensuite à
rendre compte, mais c'est la connaissance elle-même qui forge le concept de
matière, le refonde et le modifie de manière permanente, pour autant qu'elle
reconnaisse en avoir besoin. Deuxièmement, l'existence même de la matière n'est
aucunement un problème scientifique, mais relève d'une interrogation métaphysique.
Il nous faut sortir de la fausse alternative : soit cette explication-ci
est bonne et l'autre, qui est différente est fausse, soit c'est l'inverse (à
moins bien sûr qu'il n'y en ait une troisième...). Le langage, le système
explicatif, c'est notre affaire. La nature, qui ne parle pas, ne nous en dicte
aucun : " (...) la vérité n'est pas limité à un seul langage."Il y a
beaucoup de manières de dire des choses fausses, mais, contrairement à notre
illusion naturelle, cela ne veut pas dire qu"il n'y en a qu'une seule de dire le
vrai. "La réalité physique admet une série de descriptions équivalentes ;
nous en choisissons une pour plus de commodité et ce choix ne repose que sur une
convention, c'est à dire sur une décision arbitraire. " (H.R.) On se dit :
soit ceci existe, soit il n'existe pas, et il est donc légitime de poser la
question : "la matière existe-t-elle ?". Mais le sens même de la question est
problématisable, car le rôle et le sens de ce concept dépend du contexte
explicatif dans lequel on se situe. " La notion d'une substance corporelle,
comparable à la substance palpable des corps qui nous environnent, a été
reconnue comme une extrapolation de l'expérience sensorielle. Ce qui paraissait
à la philosophie rationaliste exigence de la raison - Kant qualifiait le concept
de substance de synthétique a priori - s'est révélé comme le produit de l'adaptation au milieu." (H. R.)
La pensée et le cerveau
Une confusion est fréquemment
entretenue entre le cerveau et la pensée. On peut fréquemment lire dans les
copies des expressions diverses entretenant cette confusion. Il y a pourtant une
grande différence de nature entre ce qui se passe dans le cerveau (échanges
chimiques, circulation sanguine, courants électriques...) et ce qui se passe
dans la pensée (souvenirs, argumentations, sentiments,...). Quand bien même
montrerait-on que toute colère est accompagnée dans le cerveau de certains
phénomènes physico-chimiques, une chose est l'existence de ces phénomènes, autre
chose de ressentir de la colère. Notons d'ailleurs que si l'on veut absolument
réduire la deuxième à la première, c'est une glande surrénale qui secrète
l'adrénaline, et on peut alors situer sa pensée n'importe où dans le corps.
Ce qui entretient notamment cette confusion est l'évidente relation
qu'il y a entre un dysfonctionnement du cerveau et une altération de la pensée.
Mais, en toute rigueur, cela indique seulement que le cerveau est un (un des)
instrument(s) de la pensée. Il ne faut pas confondre la musique avec
l'instrument de musique, bien que celui-ci soit le moyen le plus courant de
faire de la musique. Non seulement la musique n'est pas l'instrument, mais la
musique n'est pas dans l'instrument. De manière analogue, la pensée n'est
pas le cerveau, et elle n'est pas non plus dans le cerveau. Il y a bien
une relation entre le cerveau et la pensée, mais rien qui puisse permettre
d'affirmer que tout ce qui se produit dans la pensée a une cause dans le
cerveau, ni que le cerveau soit à lui seul une explication suffisante de
l'existence de la pensée : "Tout ce que l'observation, l'expérience, et par
conséquent la science nous permettent d'affirmer, c'est l'existence d'une
certaine relation entre le cerveau et la conscience." (Bergson, L'énergie spirituelle).
Il y a d'ailleurs une polysémie du terme de "cerveau" qui amène une
certaine confusion. Un ordinateur peut être considéré d'une part comme un
appareil comportant quelques mécanismes, et surtout des dispositifs de
transformation de courants électriques. Il peut aussi être considéré comme
effectuant des calculs et combinaisons diverses. De manière analogue, on appelle
"cerveau" un organe biologique, dont l'étude scientifique relève de la
biochimie, de la neurophysiologie, etc. Mais on appelle aussi cerveau un réseau
de neurones, agencé selon des sortes d'automates cellulaires, produisant des
assemblages logiques. On précisera alors : cerveau biologique ou cerveau formel.
Cependant, il s'agit du même. La conception "émergentiste" considère
qu'au niveau du macroniveau, c'est à dire du niveau global de
fonctionnement, émergent des fonctionnements spécifiques qui ne sont pas
réductibles aux explications du microniveau. La mélodie n'est faite que
de notes, et cependant la musique ne se réduit pas aux règles de l'acoustique :
de l'agencement des notes (macroniveau), naît un nouveau sens qu'on ne
retrouvera nulle part au niveau des notes elles-mêmes (microniveau). "La
problématique de l'auto-organisation permet de décrire l'émergence d'un
macroniveau, non réductible aux théories décrivant le fonctionnement du
microniveau". (Felz et Thill, Philosophie de l'esprit et science du cerveau).
Suggestions de lectures
* George BERKELEY, "Trois dialogues entre Hylas et Philonous"
* Hans REICHENBACH, "L'avènement de la philosophie scientifique"
* Jean MESLIER, "Mémoire contre la religion", chapitres 82 et 91.
Rubrique "à éviter"
* S'imaginer que la seule existence réelle est celle de la matière, sans prendre garde que pendant ce temps il y a existence réelle et
immatérielle de cette imagination en tant que telle, qu'elle soit ou non sous-tendue par des processus physico-chimiques.
* Sur ce problème, comme sur d'auttres, s'emprisonner dans sa foi, sans vouloir en soupçonner les faiblesses, et sans vouloir considérer sérieusement les
arguments adverses, considérés a priori comme sans valeur.
* Confondre l'esprit, qui est faculté de pensée, et le cerveau, qui est un organe biologique.
Questions de révision et d'approfondissement |
Pour que ces questions soient efficaces, il ne suffit pas
de les survoler en se disant "ça, je saurais y répondre", ou à l'inverse "je n'y arriverai jamais". Il faut tenter d'y répondre coûte que coûte, même pas très
bien, le mieux étant devant témoin (mais si...). Car c'est très différent de faire et de croire pouvoir faire. Ça peut se jouer à charge de revanche, ou
encore alternativement. | |
* Comment savons-nous que la matière existe ?
* Comment savons-nous que nous percevons les mêmes couleurs que les autres ? * Y a-t-il une vraie couleur d'un objet ?
* La couleur peut-elle exister ailleurs que dans un sujet percevant ?
* Pourquoi est-il abusif de dire qu'on voit un volume ?
* Les données sensibles sont-elles une preuve suffisante de l'existence de quelque chose d'autre qui en serait le support ?
* Si l'on ne peut voir une forme que sous un certain angle, existe-t-il un de ces angles qui révélerait la "vraie" forme ?
* La dureté est-elle une qualité en soi, ou un rapport d'un certain sujet à un certain objet ?
* Qu'est-ce qui nous permet de conclure à l'existence d'un objet matériel à partir d'une simple combinaison de sensations changeantes ?
* Pourquoi Berkeley estime-t-il qu'il ne peut exister d'objet en dehors d'une substance qui ne pense pas ?
* Peut-on penser un commencement de la matière ?
* Que signifie la formule "rien ne se perd, rien ne se crée" ?
* Quelles difficultés comporte la notion de création ?
* Peut-on concevoir qu'un monde matériel ait été créé par un pur esprit ?
* Peut-on concevoir qu'un agencement matériel puisse penser ?
* Le corps et l'esprit sont-ils deux choses distinctes ou deux aspects différents de la même chose ?
* En quoi consiste la différence entre le dualisme de Descartes et le monisme de Spinoza ?
* Peut-on concevoir un esprit sans corps ?
* Que prouve la permanence du morceau de cire à travers ses modifications ?
* Si l'esprit est distinct du corps, comment peut-il agir dessus ?
* La pensée est-elle localisable dans l'espace ?
* La question "Qu'est-ce que la matière ?" est-elle une question qui relève des sciences ?
* La notion d'atome renvoie-t-elle à une réalité matérielle ou à un modèle explicatif ?
* La notion de matière est-elle un point de départ ou un aboutissement de la connaissance ?
* Que signifie la formule "La vérité n'est pas limitée à un seul langage" ?
* En quoi la question "La matière existe-t-elle ?" n'est-elle pas une question claire ?
* Y a-t-il de la pensée dans le cerveau ?
* Que signifie "avec" quand on dit qu'on pense avec son cerveau ?
* Que signifie la différence entre cerveau biologique et cerveau formel ?
* En quoi est-il légitime de dire qu'on pense avec la totalité de son corps ?
* Les composants élémentaires suffisent-ils toujours à rendre compte de leur agencement ?
* Comment un texte peut-il avoir un sens autre que la somme du sens des mots dont il est composé ?
Pour en savoir plus
* Texte de Jean Meslier : La matière est une explication suffisante.
* Le penseur de l'immatérialisme :
George Berkeley.
* TPI (travaux pratiques intempestifs) :
Les bassines d'eau.
|