Cliquez sur le bouton ci-dessus
pour interrompre ou reprendre la musique.

nicoladec.fr

NICOLADEC

 

Le descendoir d'en haut

Essais critiques et fantaisies diverses

 

Le journal est dans le réel, mais le réel n'est pas dans le journal. Que tout à chacun confonde entre le contenu et le contenant, passe. Mais que le grand penseur de tous les temps s'y laisse prendre, voilà de quoi nous inquiéter sur la lucidité des idoles...

"Que peut-on trouver dans un journal ? Pour aller à l’essentiel : quelques petits schémas de pensée stéréotypés, sur les quelques domaines restreints censés être représentatifs du réel dans l’esprit du journaliste (c’est-à-dire dans ce lui de l’idéologie dominante, donc en dernière analyse du pouvoir réellement en place), et l’insertion répétitive de quelques types d’anecdotes simplifiées et falsifiées pour emplir le tableau. "


La gazette de Hegel
 

Que, dans la mesure où je ne cherche pas à faire commerce officiel  d'empoisonneur, pratique qui a pourtant par ailleurs pignon sur rue, nul n'a le droit de s'interposer entre moi et la plante que je cultive. Mais le pouvoir aime tellement s'interposer entre la vie et la vie ...

"Stevia rebaudiana montre une certaine grâce fragile. Physiquement, avec une taille équivalente, elle est la contre image de la grosse betterave sucrière de nos coopératives agricoles. Elle a bien des charmes, à commencer par la capacité qu'elle a de pouvoir se passer des grosses installations polluantes de sa boueuse et vulgaire consœur."


Stevia la douce
 

Où il est question de deux manières complémentaires, mais souvent contradictoires, d'appréhender le monde, et de l'aporie qui en résulte quant au concept de justice.

"Et s’il semblait à première vue un peu stupide de regarder ce qui est tel qu’il se présente de manière immédiate, sans chercher à comprendre d’où les divers composants du tableau résultaient, il m’apparut que cette manière aveugle de ne voir que le visible sans son histoire, avait aussi quelque intérêt"


En long et en travers
  Petite méditation sur la différence qu'il peut y avoir entre l'étonnement frelaté que nous entretenons volontiers et celui plus urgent que nous nous abstenons prudemment de cultiver.

"Car enfin, le monde autour de nous regorge de choses et de créatures diverses que nous identifions bien mal, voire pas du tout.(...)  La femme qu’ils ont dans leur lit, ou l’homme, c’est selon, ils s’imaginent certainement a contrario  l’avoir identifiée, ..."


Première leçon d'ucologie
 

Strictement interdit aux supporters de tous poils (tant pis s'il ne reste pas grand monde), des préceptes moraux pour les générations qui veulent survivre au désastre moralisateur ambiant

" Il existe un jeu collectif fort répandu, et tout à fait passionnant d’un point de vue anthropologique, qu’on appelle couramment, si nos souvenirs sont bons, le foot’r ball, ou quelque chose d’approchant. (...) Il s’agit de parvenir à introduire le plus de fois possibles, par l’utilisation quasi exclusive des pieds, de force ou par surprise, ou les deux à la fois, le projectile rond dans le trou ad hoc de l’adversaire."


A rebours
 

En hommage à la grand sottise du prétendu passage à l'an 2000, un petit divertissement arithmétique et romantique, interdit aux enfants, aux âmes sensibles et aux attardés pythagoriciens.

"Pourquoi, coupa-t-elle mes errements, veulent-ils donc que le fait, qui est d’ailleurs à peine un fait, que le soleil ait accompli en base 10, tel ou tel nombre rond de rotations autour du soleil, depuis la date de la naissance faussement présumée d’un hypothétique fondateur de religion ait une quelconque signification, eu égard à la réalité historique ?"


Périnée 2000
 

Trop, c'est trop, mais trop peu c'est trop peu. Combien faut-il de femmes pour satisfaire un homme, ou d'hommes pour satisfaire une femme ? Quand gagne-t-on trop d'argent, quand trop peu ? Quand y a-t-il trop de lois, et quand insuffisamment ? Quelques petites pages sur l'une des difficultés principales de notre existence, l'impossible équilibre entre le peu et le prou.

."Pour savoir ce qu’on aimait le plus, il fallait avoir goûté à ce qu’on aimait moins, car sinon, comment l’aurait-on su ?"


Peu ou prou
 

Où il est question de Mary Le Tourneau et d'un jeune adolescent, d'Héloïse et d'Abélard, ainsi que de cette compulsion morbide qui conduit une partie des humains à vouloir réglementer les rencontres qui adviennent dans le monde en dehors d'eux.

"Une rencontre est asociale, ou n'en est pas une. Car il s'agit d'un rapport entre deux êtres qui existent en eux-mêmes..."


Rencontres illicites
 

Quelques vilaines pages, peu recommandées aux âmes croyantes, où il est question de spiritualité, sur la base de quelques exemples classiques.

"Alors, ainsi, vous vous résignez à vivre dans un monde que vous n'expliquez pas ? Ma foi, oui. D'autant qu'en réfléchissant quelque peu à ce qu'on appelle une explication, on se dit que toute explication est non seulement nécessairement partielle, mais locale."


Au secours, Voltaire !

 

De l'irrésistible ascension culturelle des jeunes générations, ou des examens comme preuve que notre belle société se dirige inéluctablement vers un avenir radieux.

"Je comprenais enfin la beauté romantique de l'affaire: l'éducation nationale, qui l'eût cru, c'est comme l'amour, aujourd'hui plus qu'hier, mais bien moins que demain...;"


Des crus en crue

 

Où il est question de cette curieuse manie, propre à plusieurs civilisations, de déambuler pour manifester leur mécontentement, et de la logique de cette pratique parfois déroutante.

"Ceux qui manifestent ne s'adressent au fond qu'à eux-mêmes. Il n'y a d'ailleurs qu'eux-mêmes qui puissent s'entendre jusqu'au bout, puis qu'ils se déplacent. Une marche contre le sida ou contre la pédérastie est en soi aussi efficace qu'une danse indienne contre la sécheresse. Avec tout de même un trait qui semble plus subtil dans la danse indienne, son côté circulaire."


Processions
 

Un peu aride, quasi philosophique, en hommage discret et anonyme à une belle auditrice, quelques propos introductifs sur ce que peut être une chose.

"Aussi bien, nous objectera-t-on, la chose qu'est effectivement pour nous un peigne n'existe dans l'objet matériel, que muni de sa fonctionnalité, qui n'est elle cependant que dans l'esprit des hommes, et donc que (...) les objets ont une surface conceptuelle qui déborde largement leur simple présence muette."


Des choses diverses

  De cette espèce curieuse qu'on appelle le philosophe, et de cette autre, concomitante, connue sous le nom de professeur de philosophie.

« Mais Monsieur, comment se fait-il que la philosophie commence régulièrement par une apologie du sens du questionnement, de la recherche, de l’ouverture, et échoue si peu après dans le sectarisme d’une doctrine quelconque qui ose croire rendre compte du reste du monde ? »


Les faux affranchis

Contact, remarques, critiques et suggestions : contact@nicoladec.fr
Sommaire