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Rappel du texte (entre parenthèses, les numéros de ligne
auxquels le devoir fait référence) : Expliquez le texte suivant :
"(1)L'existentialisme athée, que je représente, est plus cohérent. Il
(2) déclare que si Dieu n'existe pas, il y a au moins un être
chez qui (3) l'existence précède l'essence, un être qui existe avant de pouvoir être
(4) défini par aucun concept et que cet être c'est l'homme
ou, comme (5) dit Heidegger, la réalité humaine. Qu'est-ce que signifie ici que
(6) l'existence précède l'essence ? Cela signifie que l'homme
existe (7) d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après.
(8) L'homme, tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'est
pas définis(9)sable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel
(10) qu'il se sera fait. Ainsi, il n'y a pas de
nature humaine, puisqu'il n'y (11) a pas de Dieu pour la concevoir. L'homme est
seu(12)lement, non seulement tel qu'il se conçoit, mais tel
qu'il se veut, et comme il se (13) conçoit après l'existence, comme il se veut après cet élan vers
l'exis(14)tence; l'homme n'est rien
d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le pre(15)mier principe de l'existentialisme.
C'est aussi ce qu'on appelle la (16) subjectivité, et que l'on nous reproche
sous ce nom même. Mais que (17) voulons-nous dire par là, sinon que l'homme a
une plus grande (18) dignité que la pierre ou que la table ?"
(Jean-Paul Sartre, "L'existentialisme est un humanisme"
La connaissance de la doctrine de l'auteur
n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rend compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Le thème
du texte est l'existence. Dans sa thèse, l'auteur expose l'antériorité de l'existence par rapport à l'essence, et son
importance pour la formation de l'identité d'un individu. Nous commenterons ce texte en trois parties : la première afin d'exposer le fait que l'homme n'est
pas, la seconde afin d'expliciter la manière dont le sujet recherche son identité et la dernière afin de définir la valeur du sujet réalisé par son
existence.
Dès la première ligne du texte, l'auteur expose la
finalité de sa réflexion : "l'existentialisme athée, que je représente,
est plus cohérent." Cette phrase pose immédiatement et logiquement deux
problèmes : "quest-ce que l'existentialisme athée ?" et "plus
cohérent par rapport à quoi ?" Telles sont les deux questions qui nous
guideront dans la première sous-partie. Mais avant, il est à noter le
"que je représente". Cette proposition implique deux faits :
premièrement, l'auteur rédige ce texte dans un contexte défensif afin de
répondre à des accusations ; en second lieu, puisqu'il "représente"
l'existentialisme athée, il tente de placer cette doctrine dans une optique
globalement positive en présentant la totalité des grandes lignes qu'elle
défend (dans l'ensemble de l'œuvre). Donc, qu'est-ce que l'existentialisme ?
On qualifie d'existentialiste "toute philosophie qui prend l'existence
humaine pour centre de sa réflexion". Qu'est-ce que l'athéisme ? C'est
"une doctrine qui nie l'existence de Dieu ou de toute entité
équivalente". Ainsi, on en déduit que l'existentialisme athée est une
doctrine qui nie toute relation de cause à effet entre un dieu hypothétique et
l'homme. Or, selon l'auteur, cette doctrine présente une cohérence supérieure
vis-à-vis de ce à quoi elle s'oppose. Afin de définir cette cohérence, il
nous faut donc définir le rôle de Dieu vis-à-vis de l'homme dans la thèse
opposée à l'existentialisme athée. Hypothétiquement, Dieu aurait créé
l'homme car "Dieu a fait l'homme à son image" ce qui signifie qu'il
pourrait, soit être l'essence même de l'homme, soit être à l'origine de
cette essence, c'est-à-dire se définir en tant que créateur d'une œuvre
autre que lui-même. Qu'est-ce que l'essence ? C'est "ce qui constitue la
nature d'un être comme distinct du fait d'être". Dans le premier cas,
Dieu est l'essence de l'homme. Or, Dieu est un être parfait. Donc, il en est
également la finalité, indépendant de l'espace et du temps. Dans le deuxième
cas, Dieu est l'artisan créateur de l'homme. Ici, ce dernier n'est pas
considéré comme sujet mais comme objet. Or, pour concevoir un objet, il est
nécessaire d'en concevoir a priori l'utilité donc, la finalité. Ainsi,
l'essence précède l'existence. Mais l'argument avancé par l'existentialiste
athée serait alors : "pour quoi (faire) Dieu a-t-il créé l'homme ?"
L'absence de réponse absolue à cette question prouvant ainsi la non-existence
de Dieu. Autrement dit, il n'y a pas d'essence conceptuelle de l'homme, pas de
représentation spirituelle a priori. C'est pourquoi l'homme est
"orphelin" et perd du même coup son identité.
(Ligne 10) "Ainsi, il n'y a pas de nature humaine,
puisqu'il n'ya pas de Dieu pour la concevoir." Dans la conception
existentialiste, nature est synonyme d'essence. Cependant, dans cette phrase,
elle s'apparente plutôt à une sorte de mode d'emploi. Mais l'existence de
l'homme est imprévisible car, à sa naissance, le sujet est absurde : il n'a
pas d'instinct, il a tout à créer et tout à apprendre. "C'est aussi ce
que l'on appelle la subjectivité et que l'on nous reproche sous ce nom
même". Car, cependant, l'homme qui vient au monde n'est pas totalement
Néant, selon les détracteurs de l'existentialisme athée, car ses actes
restent conditionnés par une multitude de facteurs qui lui échappent. Par
exemple, il naît Français et non Anglais, il est aveugle mais entend très
bien. C'est ainsi que la critique portée contre la thèse Sartrienne s'appuie :
l'aveugle ne sera jamais peintre ce qui prouve qu'il a une nature d'être
aveugle. Mais selon Sartre, il s'agit d'une confusion entre déterminisme et
potentialité parce que "c'est par la position préalable d'une fin que
surgit ce coefficient d'adversité", c'est parce que le sujet veut devenir
peintre que le fait d'exister en tant qu'aveugle réduit le champ de ses
possibilités. De plus, si le sujet est doué, cela ne l'empêchera pas du tout
de peindre. C'est ce que Sartre nomme "la facticité de l'existence".
"Mais facticité, c'est-à-dire, le fait que les choses sont là comme
elles sont, sans nécessité ni possibilité d'être autrement, et que je suis
là parmi elles". Cette facticité subjective est donc un potentiel,
c'est-à-dire le cadre de la liberté du sujet. C'est pourquoi, la facticité
n'est pas identité, elle est cadre d'expression. Ainsi, reprocher le concept de
subjectivité, c'est refuser la vie car la subjectivité est la condition sine
qua non de l'existence humaine.
L'homme (ligne 7) "surgit dans le monde". Qu'est-ce
que "surgir" ? Apparaître ou naître brusquement, s'élever, sortir
de. Donc, surgir dans le monde, c'est exister au sens étymologique :
"exister vient du latin ex-sistere : sortir de, s'élever de". Donc,
l'homme "existe" brusquement, il est jeté dans le monde (avec une
situation de fait). Qu'est-ce recouvre l'expression "dans le monde" ?
Elle s'oppose à la "nature humaine". La nature, c'est l'essence. La
culture, c'est… la facticité, certes… mais c'est également l'existence.
L'homme surgit et existe dans une civilisation : il se retrouve en contact
direct avec un modèle d'organisation sociale (une culture, une langue, une
hiérarchie, etc.) devant laquelle il devra se plier afin d'assurer son
existence. C'est la première raison pour laquelle l'homme décide (et accepte)
de "jouer le jeu". Mais le problème, c'est que l'homme doit cumuler
les "rôles" à cause de la multiplicité des tâches à accomplir (ce
dont on déduit que, plus une société est organisée de manière complexe,
plus les individus qui la composent doivent jouer de rôles). Par exemple, un
homme peut être démocrate le matin, diplomate l'après-midi et père de
famille le soir ; ou mieux, il peut être à la fois démocrate, rédacteur de
journal et consommateur de café. Alors, qu'est-ce qu'il est ? Il ne peut pas
être tout à la fois car l'homme est un être fini. C'est pourquoi, l'homme
n'est pas, il existe car il n'adopte pas la même condition (essence) durant
toute son existence. C'est également la première implication de "l'homme
a une plus grande dignité que la pierre ou que la table". Un objet est car
son essence (ce qui fait qu'un objet est ce qu'il est) ne peut être modifiée
(une table en bois ne se changera pas en verre) ; un objet transformé par un
sujet n'est plus le même objet car il n'a plus les propriétés
caractéristiques de l'essence du premier objet. Mais qu'est-ce qui fait que
l'homme est différent de l'objet ? L'homme a une conscience (vient du latin
cum-scire : avec-connaître), il pense, il a une mémoire, donc il est sujet.
C'est pourquoi, ce qui "surgit dans le monde" en tant que sujet ne
peut pas être et doit nécessairement exister. Ainsi, l'homme naît
nécessairement sans identité mais doit nécessairement (égalementà s'en forger une.
Comment l'homme recherche-t-il son identité ? C'est ce que
nous chercherons à déterminer dans cette deuxième partie (car il est bien
entendu que l'homme doit se trouver un sens). Cette segonde partie est une
transition nécessaire dans la réflexion existentialiste ente l'homme sans
identité et l'homme qui s'est trouvé une identité. L'auteur a écrit
"l'homme a une plus grande dignité que la pierre ou la table". Mais
cette dignité suppose une responsabilité. Or, cette responsabilité est
difficile à assumer. C'est la raison pour laquelle l'homme cherche à être. Il
est facile de prendre la responsabilité d'événements positifs mais plus
difficile d'assumer les problèmes. Mais selon l'existentialisme, il faut
assumer en bloc, et nos problèmes sont forcément des conséquences de nos
erreurs. Ainsi, l'homme fuit perpétuellement ses responsabilités.
"L'homme, tel que que le conçoit l'existentialisme, s'il n'est pas
définissible, c'est qu'il n'est d'abord rien". Au départ (s'il pouvait y
en avoir un), l'homme est Néant. Or, qu'est-ce que le Néant ? C'est l'absence
de tout. Mais un homme ne peut concevoir l'absence de tout. C'est pourquoi, la
réflexion sur le Néant est une cause d'angoisse. C'est la deuxième raison
pour laquelle l'homme fuit en cherchant à être. Donc, l'homme veut fuir ses
responsabilités lorsqu'il existe et le Néant quand il n'existait pas : il se
fuit lui-même. C'est le deuxième aspect du jeu. L'homme joue un rôle, il
existe, afin de fuir à la fois, ses reponsabilités et le Néant (régulateur
d'angoisse), en cherchant à être. Par exemple, un homme "obsessionnel du
travail" fuit ses autres responsabilités en travaillant et fuit l'angoisse
causée par l'inactivité. Nous avons donc ici le "pourquoi" de la
recherche d'identité. Recherchons maintenant le "comment".
(Ligne 11) "L'homme est seulement, non seulement tel
qu'il se conçoit […], comme il se veut après cet élan vers
l'existence." Concevoir, c'est "créer par la réflexion, la mise en
œuvre des idées". Donc, se concevoir, c'est projeter son existence vers
l'avenir. Car l'homme est, avant tout, projet. Ce dernier est expression de sa
liberté, il permet à l'homme d'utiliser son potentiel, sa facticité.
"Comme il se veut après cet élan vers l'existence". L'élan vers
l'existence est une conséquence de "l'homme surgit dans le monde".
L'homme doit nécessairement se référer à une situation de fait qu'est
l'existence d'Autrui pour pouvoir concevoir son projet. Car ce projet est, avant
tout, un projet d'ordre social. En effet, la finalité de l'existence humaine,
dans l'optique de l'athéisme, se trouve encadrée par la culture, par exemple,
par l'expression du projet par le langage, et par la civilisation : agir dans un
but défini a priori par les rapports entre le sujet et Autrui. Cependant,
puisque l'homme est sujet et responsable, la conception d'un projet pour son
existence est un moyen de se rendre maître d'une partie de son potentiel, et
ainsi, indirectement, de fuir son essence qui est de ne pas être. (Et ses
projets sont également le matériau et le moteur de ses désirs). Enfin, le
projet est pour l'homme un moyen de s'assumer en étant son propre artisan
(sous-entendu, à la place d'un dieu hypothétique).
Mais si l'homme est projet, c'est parce qu'il a trouvé de la
matière pour se construire. Cette matière, il l'a trouve dans l'existence
d'Autrui : (ligne 7) "se rencontre". Et il peut la trouver de deux
manières différentes. La première, c'est par la facticité : l'héritage dû
à Autrui. Il revêt trois formes : l'héritage intellectuel, notamment
constitué du langage, qui permet la constitution des projets, la
retranscription fidèle (ou non) de la Mémoire (l'ensemble des connaissances
culturelles) et l'élaboration conceptuelle ; l'héritage moral, notamment
constitué de règles, qui permet la coexistence pacifique (ou non) des sujets
entre eux et permet, en partie, de gérer la finitude de l'homme par
l'établissement des priorités ; l'héritage matériel, que l'on ne retrouve
pas dans toutes les civilisations, mais qui permet principalement la
spécialisation du projet subjectif par la diversification de la production due
à son efficacité. La seconde, c'est parce qu'Autrui existe à la fois, en tant
que témoin et en tant que juge, de l'existence du sujet. Par son
"regard", Autrui atteste de l'action du sujet, et par le "rapport
de force", il délimite le projet du sujet et lui confère son importance :
par sa liberté, il pose les bornes de celles d'Autrui et Autrui étant pluriel,
il ose une multitude de jugements souvent divergents, ce qui permet au sujet
d'orienter son projet. Une des conséquences de cela est l'absurdité du
solipsisme dans l'optique existentialiste athée. En effet, l'existence d'Autrui
en tant que sujet est une nécessité et la preuve majeure en est le fait que
" "je" sois sujet moi-même". Car si l'existence précède
l'essence, "je" ne peut parvenir à exister et à devenir sujet que
grâce à Autrui. Donc, (ligne 6) "Cela signifie que l'homme existe
d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après".
Enfin, qu'elle est la valeur du sujet réalisé par son
existence ? Par "réalisé", on sous-entend que pour avoir un sens,
l'homme doit agir et qu'un projet est insuffisant. "Réaliser", c'est
rendre réel et pour exister, il faut être par définition, réel, donc il faut
être réalisé. Telle est la signification de l'engagement. (Ligne 9) "Il
ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait." et (Ligne 14)
"[…] ; l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le
premier principe de l'existentialisme." L'homme doit nécessairement agir,
donc prendre des responsabilités, car le contraire de la responsabilité, c'est
la lâcheté : "l'homme est condamné à être libre". On ne choisit
pas de vivre mais on choisit de continuer à vivre, donc on est obligé de
choisir. Par exemple, soit l'homme choisit de continuer à vivre, soit il
choisit de cesser de vivre, soit il ne choisit pas donc, il choisit de ne pas
choisir, et donc, de continuer à vivre. Pourquoi l'homme agit-il, s'engage-t-il
? Parce qu'il y est logiquement obligé. Pour quoi l'homme s'engage-t-il ? Pour
exister en s'appropriant le monde, en en prenant possession par l'action et la
réalisation (partielle ou intégrale) du projet. Donc, dès l'instant où le
sujet existe, vit, il agit et se construit, même par le non-agir. L'existence
du sujet, sa rencontre avec Autrui et le fait qu'il surgisse dans le monde sont
donc des des données immédiates de la conscience.
(Ligne 2) " Il y a au moins un être chez qui
l'existence précède l'essence, un être qui existe avant de pouvoir être
défini par aucun concept, et que cet être c'est l'homme". Puisque
l'homme, au contraire des objets et des animaux soumis à l'instinct, n'est pas
mais se définit par sa réalisation, alors l'existence précède l'essence,
c'est-à-dire que c'est l'existence, comme cadre de la liberté, qui conditionne
l'essence et non l'inverse. "Il y a au moins" sous-entend que l'on ne
peut établir avec certitude qu'il y ait d'autres sujets que l'homme pour
lesquels l'existence précèderait l'essence. La proposition subordonnée permet
à l'auteur d'insister sur l'expression "l'existence précède
l'essence" en la définissant. De même, l'expression "cet être, c'est
l'homme" est un procédé d'insistance. Tout ceci est la justification du
fait qu'il n'y ait pas (ligne 10) "de nature humaine" (mais si l'homme
existe avant de pouvoir être défini par aucun concept, alors il existe avant
même d'être libre puisque le concept de liberté lui est encore inconnu).
(ligne 4) "[…] l'homme ou, comme dit Heidegger, la réalité
humaine." (On retrouve ici les références phénoménologiques de
l'auteur). La "réalité humaine", c'est le "Dasein" de
Heidegger, concept signifiant "l'être-là" : l'homme se définit en
tant qu'existence qui "projette" le monde et l'interprète. Mais
entend-on, la réalité de l'humain ou bien la réalité du point de vue de
l'humain ? La "réalité" vient du latin "res" qui signifie
"la chose". La "réalité humaine", est-ce "l'objet
humain" ? En tout cas, l'être humain n'est pas réel. D'où le fait que le
Néant ne soit pas : le Néant existe par la réflexion de l'homme. C'est
pourquoi, le fait que l'homme n'existe pas, qu'il soit Néant est absurde : pour
concevoir qu'il n'existe pas, l'homme doit exister a priori. Donc, l'existence précède l'essence.
Ainsi, la conséquence de tout cela, c'est que (ligne 17)
"[…] l'homme a une plus grande dignité que la pierre ou la table."
Ni Dieu, ni le monde ne veulent quelque chose à l'homme. Le sujet est donc
libre dans des limites durant son existence et serait totalement libre avant son
existence s'il pouvait être. Mais qu'est-ce que la liberté ? La liberté de
l'homme, c'est sa possibilité a priori d'exister en tant que n'importe quoi.
L'homme est un tableau blanc a priori. "L'absurdité est la condition sine
qua non de la liberté". L'homme n''est donc pas "être" mais
"existant" et c'est un existant conscient et pleinement responsable,
ce qui implique la non-existence de l'inconscient. L'homme existe libre et
responsable, non seulement de lui-même mais également par l'exemple qu'il
donne à Autrui, et l'inconscient est ici synonyme de lâcheté et de mauvaise
foi. L'homme n'est pas seulement "condamné à être libre", car c'est
sa liberté qui définit le cadre de sa valeur. L'homme est un sujet animé, il possède une âme.
L'homme se définit donc comme orphelin (conséquence de la
déréliction), en construction et en constant rapport avec Autrui et avec son
environnement. Il est donc, potentiellement, perpétuellement libre et
angoissé. Donc, en conclusion, l'auteur a prouvé que "l'existence
précède l'essence" dans le cadre de "Dieu = artisan" mais
cependant, qu'en est-il dans le cas où "les desseins de Dieu sont impénétrables" ?
(Garance P.)
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